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VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE EN
BONNE SANTÉ FINANCIÈRE ?

En cette période de publication des comptes et d’organisation des assemblées générales, il est essentiel pour tout associé ou actionnaire de pouvoir interpréter les états financiers de sa propre entreprise. Ces mêmes comptes financiers sont également susceptibles d’intéresser d’autres acteurs tels que les établissements de crédit, éventuels investisseurs ou fournisseurs. Cet article a vocation à fournir un certain nombre d’éléments clés permettant de déterminer en quelques étapes simples la santé financière ainsi que la viabilité d’une entreprise.

COMMENT ANALYSER LES POINTS CLÉS DES COMPTES FINANCIERS ?

Rappelons tout d’abord que les principes généraux comptables sont définis par la loi modifiée du 19 décembre 2002. On retrouve parmi eux le principe de réalité, d’exhaustivité, de continuité des bilans, de périodicité d’évaluation ou encore de permanence des méthodes comptables. Plus particulièrement, le principe de prudence joue un rôle prépondérant dans l’établissement des comptes (à titre d’exemple, une moins-value, qu’elle soit réalisée ou non réalisée, constitue nécessairement une charge là où une plus-value non réalisée n’est pas intégrée en tant que produit).

Structure des comptes annuels

Le bilan lui-même n’est autre qu’une photo instantanée à une date fixe des avoirs et dettes de l’entreprise à un instant déterminé (la date dudit bilan). Il constitue un élément clé dans les relations de l’entreprise avec ses clients et fournisseurs, ses assureurs-crédits, ses actionnaires et investisseurs mais aussi avec les administrations fiscales et établissements de crédit. Enfin, il est à souligner que l’État n’accorde en principe des subventions publiques qu’à des entreprises saines.

Rappelons que le bilan se découpe en deux parties distinctes, les actifs représentant la totalité de ce qui est possédé par l’entreprise et le passif reprenant tout ce que cette même entreprise doit.

L’actif reprend ainsi en suivant leur ordre croissant de liquidité les investissements de l’entreprise, ses stocks, ses créances et son cash, là où le passif représente tout ce que la société doit à ses actionnaires, fournisseurs, établissements financiers, salariés ou encore à l’État.

Le compte de profit et pertes quant à lui se rapproche plus d’un film de toutes les activités de l’entreprise durant l’exercice auquel il se rapporte. Il définit également le résultat dudit exercice.

Une comptabilité régulière sur laquelle sont basés les comptes annuels permet alors de refléter une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de l’entreprise. Les comptes financiers permettent alors d’apprécier la situation économique à une date précise afin de pouvoir prendre les décisions les plus judicieuses au moment opportun.

LECTURE ET ANALYSE DES COMPTES FINANCIERS

Les mêmes états financiers peuvent être analysés de plusieurs manières selon les informations que l’on souhaite en tirer.

Tout d’abord, il est possible d’effectuer une lecture purement descriptive des comptes annuels. Le but recherché est alors d’évaluer la situation financière de l’entreprise concernée. On s’attache alors au solde d’un certain nombre de postes tels que le chiffre d’affaires, la trésorerie, les créances et les dettes. Les éléments examinés selon cette approche comprennent encore le niveau de capitaux propres, l’existence de provisions pour risque, de participations financières, risques fiscaux, etc.

Par ailleurs, il est également envisageable de procéder à une lecture analytique des comptes. L’objectif est alors de raisonner par masses et par cycles. On isole ici de grandes catégories telles que l’actif immobilisé, l’actif circulant, la trésorerie, les capitaux propres et les dettes à long terme ou les dettes à court terme. L’idée sous-jacente est ici de vérifier le respect d’un bon équilibre entre ces grandes catégories.

Les états financiers vus par les associés et actionnaires de l’entreprise

Les comptes annuels contiennent un certain nombre d’informations utiles à condition de savoir les interpréter pour pouvoir en tirer des conclusions. Cependant, il est bon de garder à l’esprit que le bilan comptable ne reflète qu’une situation à un moment précis et peut donc varier du jour au lendemain. Il est le cumul de toutes les opérations passées par l’entreprise depuis sa création. Pour être en mesure d’établir des prévisions cohérentes, il est donc préférable de prendre en considération et d’analyser les comptes sur plusieurs années (idéalement sur 3 à 5 ans).

Rentabilité et résultat

De prime abord, le poste le plus parlant est le résultat d’exploitation de l’entreprise qui permet d’en évaluer la rentabilité puisque ce dernier met en évidence ses activités. Toutefois, un résultat positif ne saurait en aucun cas garantir à lui seul la viabilité financière de l’entreprise. En effet, un certain nombre de charges peuvent indirectement grever ce résultat (par ex. décaissement de dommages et intérêts). De la même manière, ce dernier pourrait en réalité être valorisé par des produits financiers n’impactant pas régulièrement le résultat (par ex. plus-value exceptionnelle sur cession d’immobilisation).

Capitaux propres

Les capitaux propres sont affectés de manière durable dans l’entreprise. Pour cette raison, il est important qu’ils soient positifs. Toutefois, la détermination du niveau optimal de ces capitaux n’est pas absolue mais varie selon les particularités de chaque entreprise. Des pertes peuvent bien évidemment survenir, toutefois les fonds propres de l’entreprise ne devraient jamais être inférieurs au capital social afin de permettre le financement de la croissance. Inversement des fonds propres supérieurs à l’actif immobilisé peuvent refléter une pauvre optimisation de la trésorerie de l’entreprise.

Endettement

Il est nécessaire pour une situation financière saine que le degré d’endettement de l’entreprise ne dépasse pas une certaine proportion de ses fonds propres. Par principe, on considère que le total des dettes à moyen et long terme ne doit pas dépasser le double des capitaux propres afin d’assurer à l’entreprise son autonomie financière.

Immobilisations

Il est essentiel que les ressources permanentes (capitaux propres et dettes à long terme) couvrent l’actif immobilisé de l’entreprise. Ainsi, on s’assure que les actifs à long terme de la société soient financés par des éléments du passif également destinés à rester à long terme dans l’entreprise (idée de cohérence).

Trésorerie

Le fonds de roulement représente la différence entre les ressources permanentes (capitaux propres et dettes à long terme) et l’actif immobilisé de l’entreprise. Dans ce cadre, il est essentiel de disposer d’un excédent de ressources permanentes afin permettre le financement de l’exploitation de l’entreprise.

Un fonds de roulement positif permet ainsi de financer le besoin en fonds de roulement (constitué par la différence entre actif circulant et dettes à court terme) à savoir les liquidités nécessaires en permanence afin d’assurer le bon fonctionnement de l’entreprise.

La trésorerie est alors déterminée par l’addition du solde du fonds de roulement et du besoin en fonds de roulement.

Variations

L’origine des variations importantes apparaissant dans les états financiers doit toujours pouvoir être déterminée. Pour cette raison, les comptes annuels d’une entreprise, s’ils reprennent à la fois le bilan et le compte de profits et pertes incluent également une annexe.

Cette dernière joue à cet égard un rôle important puisqu’elle permet de détailler certains postes du bilan et contient une partie narrative. Elle fournit ainsi un certain nombre d’éléments sur les activités passées de l’entreprise et met ainsi en évidence certaines données permettant de compléter et/ou de fournir des éclaircissements sur certains chiffres repris dans le bilan ou dans le compte de profits et pertes.

La complexité de l’annexe varie en fonction de la taille de l’entreprise concernée.

Les états financiers vus par les établissements de crédit

Les comptes annuels constituent également une importante source d’informations pour les établissements de crédit. Ainsi, le but premier de la banque va être de déterminer la capacité de l’entreprise à rembourser l’emprunt qu’elle espère obtenir mais aussi ses aptitudes à recouvrir un éventuel découvert bancaire endéans un délai raisonnable.

Pour cette raison, la banque se concentrera principalement sur deux aspects : d’une part, l’analyse des liquidités (solvabilité, trésorerie) et d’autre part, la structure financière de l’entreprise. Elle examine ainsi l’équilibre financier général de l’entreprise : financement des investissements, trésorerie, fonds de roulement et besoin en fonds de roulement.

Les ratios de solvabilité peuvent notamment permettre de mesurer la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à moyen et long terme (résistance financière de l’entreprise). Ils expriment le rapport des fonds propres par rapport aux engagements et permettent d’apprécier si une entreprise n’est pas excessivement endettée et dispose de fonds de trésorerie suffisants.

Les états financiers vus par les investisseurs potentiels

L’objectif de l’investisseur est quant à lui d’évaluer globalement la viabilité de l’entreprise et ses éventuels retours sur investissement. Son but est donc d’évaluer le potentiel de l’entreprise et les risques desquels il pourrait avoir à souffrir dans le cadre de son investissement.

L’investisseur s’intéresse donc aux grandes catégories du bilan mais également à la rentabilité générale (résultat d’exploitation ou excédent brut d’exploitation / chiffre d’affaire), à la rentabilité financière (résultat net / fonds propres) et à la structure financière (capitaux propres / capitaux permanents). En résumé, l’investisseur s’attachera principalement à la cohérence entre les activités de l’entreprise et ses comptes.

Il pourra par ailleurs faire usage d’autres ratios tels que les ratios de valeur ajoutée fournissant des indications quant à la plus-value créée par l’activité économique puisque cette valeur ajoutée permet la rémunération des partenaires (personnel, État, actionnaires et associés) et enfin sa rémunération en tant qu’investisseur.

Les états financiers vus par les fournisseurs

Un fournisseur pourra quant à lui plus particulièrement s’intéresser au ratio de liquidité de l’entreprise avec laquelle il envisage de s’engager. Ce ratio représente la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes dans le cadre de son activité courante et donne également une vue d’ensemble sur sa santé financière. Une entreprise sera alors considérée comme liquide si les ressources dégagées par ses opérations courantes lui fournissent les disponibilités lui permettant de faire face à ses échéances à court terme.

L’EXPERT-COMPTABLE

Le rôle de l’Expert-Comptable sera d’analyser et d’interpréter les comptes annuels de l’entreprise afin d’en tirer des conclusions intéressants à la fois les associés et actionnaires de l’entreprise mais également d’autres acteurs. Il pourra évaluer avec exactitude la rentabilité des activités de l’entreprise, ses performances économiques globales mais également d’autres aspects tels que sa solvabilité ou encore le niveau de liquidité de ses avoirs.

Il pourra assister l’entrepreneur dans la réalisation d’un projet en calculant la capacité de remboursement, de financement externe et la capacité d’autofinancement nécessaire pour la réalisation de ce projet.

N’hésitez pas à nous contacter pour tout complément d’information.

  

JEAN-CLAUDE LUCIUS

EXPERT-COMPTABLE ET CONSEILLER D’ENTREPRISE

JEAN-CLAUDE LUCIUS
  

IF EXPERTS COMPTABLES S.A.

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